MOBILISONS-NOUS CONTRE LE RISQUE
D’UNE INTERVENTION OBLIGATOIRE DES ARCHITECTES
DANS LA CONSTRUCTION DES MAISONS INDIVIDUELLES
L'attachement à la maison traditionnelle est encouragé :
La trêve des confiseurs est à peine terminée, et le rebond tant espéré à peine entamé, qu’une nouvelle menace se profile à l’horizon, beaucoup plus grande encore, qui vient assombrir les perspectives d’avenir des constructeurs de maisons
individuelles.
Sous couvert de faire aboutir les dispositions adoptées par le Grenelle de l’Environnement concernant l’amélioration des
performances énergétiques dans le secteur du bâtiment, l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et
Technologiques, saisi par le législateur, vient de remettre son rapport : « La performance énergétique des bâtiments :
comment moduler la règle pour mieux atteindre les objectifs ».
C’est un véritable électrochoc, ressenti par l’ensemble de notre profession !
L’Office prétend vouloir « susciter une évolution technologique dans le domaine de la conception et de l’isolation des
bâtiments ». Jusqu’ici nous sommes tous d’accord, et les vrais constructeurs n’ont pas attendu la mi 2009 pour prendre
les dispositions qui s’imposent.
Mais au coeur de son rapport, l’Office montre du doigt la construction de maisons individuelles, souligne le manque
d’information du maître d’ouvrage et son incapacité à comprendre la réglementation et à intégrer les contraintes.
Et quel serait le remède, selon l’Office ?
La trentaine de parlementaires missionnés travaillant à chaud et dans l’urgence, ils le reconnaissent euxmêmes,
n’ont rien trouvé de mieux que de recommander l’abandon de la dérogation du recours obligatoire à l’architecte pour les surfaces de moins de 170 m2 en avançant, ce qui peut être pris comme une grave
critique de notre profession, que l’architecte présenterait l’avantage de réaliser de « multiples économies
potentielles que procure l’intervention d’un professionnel de confiance, en rejetant les devis exagérés, en évitant les malfaçons ».
Et pourtant, l’office s’est fixé comme objectif de «moduler» la
nouvelle réglementation thermique 2012… et ainsi, selon ses
propres termes, «adoucir les effets par trop excessifs de ce
resserrement drastique de la réglementation thermique voulu
par le Grenelle de l’Environnement» ! Avec ce risque d’intrusion
de l’architecte dans la maison, on est loin du compte !
Les architectes ne peuvent répondre, sur notre marché, aux
attentes exprimées : trop chers et trop peu nombreux.
Toutes les projections vont dans le même sens : l’intervention
de l’architecte entraînerait un surcoût de 12 à 15 % du prix de
la maison neuve : drôle d’incitation pour les primo-accédants.
D’ailleurs, les cabinets compétents et structurés n’ont jamais
montré d’intérêt pour la maison neuve individuelle.
Il y a cinq ans déjà, nous avions, tous ensemble, su stopper
une première tentative d’annexion corporatiste de la maison
individuelle en prouvant notamment que l’intervention
obligatoire de l’architecte en-dessous du seuil des 170 m2
jusqu’à 20 m2 aurait un seul résultat : désolvabiliser 30 %
des primo-accédants.
Et pourtant le lobbying des architectes refait surface et cette
fois sur un thème citoyen et politiquement ultra sensible.
Alors, nous, à la Fédération Française des Constructeurs
de Maisons Individuelles reconnue d’ailleurs comme un
interlocuteur crédible et particulièrement bien renseigné (cf
page 49 du rapport), nous lançons un appel à la mobilisation
générale. Le danger est grand de voir ce projet aboutir, car
il s’agit bien d’un projet au nom de l’environnement et du
développement durable soutenu par la volonté sous jacente
des plus hautes instances du pays !
Nous devons nous rassembler face à ce
défi national ; nous formulons donc un
appel solenn el àou tous les constructeurs
CMISTES selon la loi de 1990, qu’ils soient
adhérents à la F.F.C. non.